Magazine Avant-Goût - Un hiver gourmand et coloré

Placées en cagettes dès la cueillette, les mâches sont aspergées et brumisées avant le transport pour conserver toute leur fraîcheur. Contrôle qualité par Victor, l’acheteur du primeur de Grand Frais à l’arrivée d’Olivier Brun à la centrale d’achats de Châteaurenard, à une trentaine de kilomètres de l’exploitation. Avant que vous ne rencontriez Grand Frais, comment vendiez-vous vos productions ? Olivier Brun. Nous sommes dans une entreprise familiale.À l’origine, avec mon père, nous vendions les salades, les radis ou les épinards « à la montre », au marché de Châteaurenard. L’expression « à la montre », n’a rien à voir avec une notion de chronomètre.Vendre « à la montre » consistait à venir sur le marché à quatre heures du matin avec des échantillons de sa production, à les montrer aux acheteurs, qui passaient alors leurs commandes. Depuis, avec ma femme, nous avons rebasculé l’exploitation vers la mâche… Depuis quand travaillez-vous avec Grand Frais ? O. B. Une quinzaine d’années. Ça se passe très bien.Au début, nous leur avons vendu, presque par hasard, des salades pour dépanner. Et puis, notre relation est devenue bien plus intéressante qu’un simple rapport « acheteur-producteur ». Nous sommes dans des métiers compliqués, à cause des aléas climatiques, mais aussi de la commercialisation.Avec Grand Frais, nous avons un partenaire.Tout le monde est à l’écoute de tout le monde. Si j’ai trop de production – ou pas assez –, on en discute et on cherche ensemble des solutions. Une belle complicité ! 39 Avant-Goût DE LA VENTE « À LA MONTRE » AU PARTENARIAT AVEC GRAND FRAIS

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