Grand Frais - magazine avant-goût

7 Avant-Goût ne heure du matin ce mardi 18 mars. Les 400 tonnes du Tiger’s III , 25 mètres de long sur 8 mètres de large, et ses huit marins pêcheurs sortent du port de Boulogne. Quelques heures de navigation vers la zone de pêche en haute mer leur permettent de faire encore un petit somme. Mais, à cinq heures, Pierre, le patron, réveille toute l’équipe. Et là, il ne s’agit plus de somnoler. Certes la puissance des machines, des câbles et des tambours est impressionnante. Mais elle est aussi dangereuse quand il s’agit d’accompagner les filets en corrigeant ou en précisant leurs mouvements. LES MAQUEREAUX MIGRENT Le jour n’est pas levé, on est en pleine mer, des vagues submergent régulièrement le pont ; les cirés, vestes et pantalons, les chaussures et les casques ne sont pas de trop. Le calme des opérations montre bien que chacun sait très précisément ce qu’il doit faire. Entre les plaques, les câbles, le chalut, personne n’a droit à l’erreur. Elle pourrait être fatale. Deux heures plus tard, les filets sont remontés grâce à d’énormes tambours, la nasse (le fond des filets) est positionnée au-dessus d’un très grand bac dans DIEPPE, SEINE-MARITIME (76) À Dieppe, de génération en génération, la famille Sagot pratique la pêche en haute mer. En particulier, celle du maquereau pour Grand Frais. Une pêche raisonnée qui, grâce aux quotas, permet d’assurer la reproduction de l’espèce. Deux heures après avoir été mis à la mer, les filets sont remontés. Les poissons vont être récupérés dans le grand bac en Inox que l’on aperçoit au premier plan. L’opération se déroule sous les yeux des fous de Bassan, les plus gros des oiseaux de mer d’Europe. U

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