9 Avant-Goût Les poissons sont triés à bord par l’équipage. Chaque espèce a ses propres casiers qui vont ensuite être descendus dans les frigos et recouverts de glace, pour conserver leur fraîcheur avant d’être débarqués au port. miers furent ceux du grand-père, Jean-Louis. Le Tiger’s III, celui de son fils Jean-Pierre, navigue depuis 2018 et c’est aujourd’hui le petit-fils, Pierre, qui est aux commandes. Du haut de ses 24 ans, il a déjà sept ans d’expérience professionnelle, ayant commencé à 17 ans ! Son père, Jean-Pierre, continue à gérer les affaires mais sur terre, à Dieppe, le port d’attache du bateau. Il se souvient des générations successives de navires et paraît, légitimement, fier de la qualité des technologies embarquées.Dans la cabine de pilotage, pas moins de douze écrans donnent toutes les informations nécessaires tant sur les courants que sur l’intense navigation dans la Manche, une mer particulièrement fréquentée. La technologie sert aussi à garder en mémoire toute l’expérience accumulée pêche après pêche ; en particulier les mouvements des bancs de poissons. Mais l’expérience humaine transmise, continuellement enrichie, reste essentielle. Enfin, le progrès technique a permis d’améliorer considérablement les conditions de travail. C’est ainsi qu’aujourd’hui, entre l’arrivée du poisson et la mise en frigo, là où il y avait sept manutentions nécessaires, une seule suffit désormais. C’est d’autant plus appréciable que les casiers aussi ont été allégés, passant de 28 à 20 kilos. La vie d’un marin pêcheur n’en est pas devenue pour autant de tout repos... • Au bout de vingt-sept heures de mer le Tiger’s III rejoint le port de Dieppe pour décharger les poissons.
RkJQdWJsaXNoZXIy NTY3Nzg=