21 Avant-Goût lus d’un demi-siècle les sépare mais une passion les réunit : celle des melons. Entre Robert Franchineau, 77 ans, le grand-père, et son petit-fils Antoine, 25 ans, la complicité est évidente. Robert, à l’origine, travaillait sur les semences céréalières, mais, pour de nombreuses raisons, leur production se tarissait. Alors, en 1991, il a décidé de prendre un virage et de se lancer dans le melon, sous la marque Val de Sérigny. Antoine a rejoint son grand-père il y a quatre ans, et raconte : « Je suis “né” dans le melon, gamin je participais aux ventes directes,j’ai appris à aimer ce produit. » Alors, au bout de quatre années d’études menées sur deux axes, l’agriculture et la gestion, il a tout naturellement rejoint son grand-père. « Autant vous dire qu’on n’apprend pas à l’école à “faire” du melon, tout le savoir-faire de mon grand-père m’est bien utile et me permet d’acquérir de l’expérience. » Quant à Robert, il est bien « content » de voir que son petit-fils reprend son activité à laquelle il a consacré une bonne partie de sa vie : « Ce n’est pas un métier facile, il y a des choses qu’il fait mieux que moi,comme l’agronomie ou la comptabilité, pour le reste, j’essaye de lui transmettre ce qui ne s’apprend que sur le terrain. » ICI, PAS BESOIN D’IRRIGATION L’exploitation du Val de Sérigny se situe dans le Haut-Poitou, près de Châtellerault. Robert s’est lancé dans le melon, car dans cette région, les « terres blanches », sols argilocalcaire sertis de tuffeau, cette pierre qui sert aussi à construire les maisons de la région, permettent aux melons de se développer au mieux. En gros, ces sols stockent l’eau que le melon va chercher pendant sa période de croissance. Ici, pas besoin d’irriguer. « Le melon aime le soleil et les nuits fraîches, ce qui est le cas ici, sauf problème climatique », poursuit Robert. Dans cet environnement, le melon pousse lentement,un gage de qualité. D’ailleurs, l’exploitation bénéficie de l’indication géographique protégée (IGP) « melon du Haut-Poitou ». Ils sont onze producteurs à l’avoir obtenue. « Avec l’IGP, on sanctuarise un historique, une localisation, donc un certain type de sols, et, bien sûr, une qualité supérieure », explique Antoine. L’IGP impose P Une complicité évidente. Entre Robert Franchineau, 77 ans et son petit-fils, Antoine, 25 ans, une passion les réunit : celle des melons. « On n’apprend pas à l’école à “faire” du melon, tout le savoir-faire de mon grandpère me permet d’acquérir de l’expérience », affirme Antoine.
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