Sur un paillage en plastique qui sert à conserver l’eau et l’équilibre des sols, un tracteur fait les trous et, derrière, les ouvriers agricoles recouvrent les jeunes pousses de terre. À gauche, de jeunes plants développés en pépinière. Entre ce stade et la maturité, il se passe environ trois mois. « Le melon aime le soleil et les nuits fraîches, ce qui est le cas ici, sauf problème climatique. » ROBERT FRANCHINEAU. qu’entre deux plantations de melons au même endroit, on attende cinq ans, pour préserver les sols. Impossible donc d’être propriétaire de son terrain. Les 350 hectares cultivés par les Franchineau sont répartis chez d’autres agriculteurs sur des parcelles de 5 à 50 hectares,dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres autour de chez eux.Quand la récolte des melons est terminée,leurs « hôtes » reviennent aux céréales. Antoine et son grand-père assurent toute la production, du semis à l’expédition. Et tout, ou presque, s’effectue manuellement.Tout commence par le développement des plants. Ils achètent 2,3 millions de graines de melon par an, ils les implantent dans de la tourbe, avant de les laisser se développer en pépinière (chauffée à 15 degrés la nuit) pendant une quinzaine de jours.Quand les premières feuilles apparaissent, les jeunes pousses sont plantées dans les champs, à raison de 6 800 par hectare. Pour les variétés 22 Avant-Goût
RkJQdWJsaXNoZXIy NTY3Nzg=