Grand Frais - Magazine Avant-Goût Été 2025

7 Avant-Goût rois heures du matin. L’Oyster quitte le port de La Turballe, en Loire-Atlantique, pour aller récolter les moules sur ses parcs d’élevage, au large des îles Dumet et de Houat, en Bretagne du Sud. Oyster, en anglais, veut dire huître. Drôle de nom pour un bateau qui va récupérer… des moules ! « Nous avons acheté ce bateau d’occasion, il s’appelait ainsi et, de génération en génération, on dit que débaptiser un bateau porte malheur », explique en souriant Jordan Chevalier, 37 ans, mytiliculteur et fils de mytiliculteur. Il reprend à son compte cette phrase de son père mise en exergue sur son site Internet : « Si LA TURBALLE, LOIRE ATLANTIQUE (44) T TIENNENT LA CORDE on n’est pas bercé dedans, si on n’a pas cette passion, si on n’a pas l’amour, on ne fait pas ce métier. » DES CONCESSIONS POUR TRENTE ANS Car le métier est rude. Les sorties en mer s’étalent du dimanche au vendredi et durent environ une dizaine d’heures. L’Oyster fait 25 mètres de long. À bord, cinq hommes d’équipage. Les moules de haute mer, dites « de corde », se récoltent de mars à juillet ou août, selon les années. Mais avant, il faut capter les naissains, les jeunes moules. Ce travail commence en février, des cordes de fibres naturelles de coco sont tendues sur la côte atlantique sur les lieux de reproduction des moules, À bord de l’Oyster, un bateau de 25 mètres de long, cinq hommes d’équipage. Basé au port de La Turballe, en Loire-Atlantique, il se rend sur les concessions de Jordan Chevalier au large des îles Dumet et de Houat.

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