13 Avant-Gožt Ce vendredi 12 août, il est à peine plus de midi quand nous arrivons au Vivier-sur-Mer, premier port conchylicole de France,à quelques kilomètres de Dol-de-Bretagne et à quelques encablures du Mont-SaintMichel. On assiste alors à un étrange ballet : les « amphibies », des bateaux d’une douzaine de mètres et très larges munis de grues qui servent à récolter les moules, et les « yoles », des bateaux plats de 7,90 mètres chargés sur des remorques et tirés par des tracteurs, se succèdent sur la route pour atteindre la plage de la baie du Mont-Saint-Michel.Les yoles sont utilisées pour entretenir les lignes de pieux où grandissent les moules de bouchot. « Ici, c’est la marée qui décide de nos horaires et de là où on peut aller : toutes nos parcelles ne sont pas forcément accessibles si le coefficient est faible », explique Sylvain Cornée, 56 ans, qui travaille avec son fils Hugo, 30 ans.Sylvain a lui-même repris l’exploitation de son beau-père et maintenant,c’est son fils qui en est responsable. Lui préside le comité régional de la conchyliculture de la Bretagne Nord. Le plus souvent, ces exploitations sont familiales et se transmettent de génération en génération depuis les années 1950, quand les premiers mytiliculteurs, venus des Charentes, se sont installés dans la baie. La moule de bouchot, la préférée des gastronomes, se développe sur des pieux de cinq à six mètres de long, enfoncés de moitié dans le sable. Cette technique leur Rencontre avec Sylvain et Hugo Cornée, père et fils, mytiliculteurs dans la baie du Mont-Saint-Michel. Ils élèvent des moules de bouchot, les seules en France à bénéficier d’une appellation d’origine protégée (AOP). Gustatives, mais exigeantes. Elles se récoltent de juillet jusqu’à début février.
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