42 Avant-Goût de fruits serrés à l’intérieur. Ce sont les futures bananes,pour le moment minuscules,bientôt accrochées en corolles.Superposées les unes aux autres, ces corolles formeront à terme un régime entier. « Toutes les bractées vont s’ouvrir », explique le producteur. Les corolles de bananes vont suivre ce mouvement d’ouverture et se mettre à l’horizontale à la façon des pétales d’une fleur. À ce moment-là,« on commence le marquage ». LA BANANE MÛRIT APRÈS SA RÉCOLTE Le « marquage comptage » est une étape cruciale.Partout dans les parcelles,on voit les régimes couverts d’un sac plastique. Muni d’une échelle,le marqueur repère la maturité de chaque plant, grimpe dans le bananier, enlève les fruits du haut et empaquette le régime dans un sac plastique spécial,noué en haut et ouvert en bas.Pend un ruban dont la couleur détermine la semaine de récolte. « Avec ce travail, résume Cyril de Reynal, on sait combien de régimes, combien de cartons et combien de fret on aura quinze semaines plus tard. » Cette durée est celle de la croissance du fruit. Le calendrier du marquage est essentiel. On ne peut poser les sacs que si les corolles de bananes sont ouvertes à l’horizontale, ce qui ne se produit pas en même temps pour tous les plants. À la date désignée par la couleur du ruban de marquage, la coupe a lieu.À ce moment-là, les fruits sont encore verts, durs et, sauf cuisson, pas mangeables car la banane, fruit « climactérique », poursuit sa maturation après la récolte. Encore faut-il la contrôler.À peine détachés de leur tige, les régimes sont accrochés en longues rangées sous une vaste toiture légère à l’abri du soleil. Un premier contrôle a lieu sur la longueur des fruits et leur « grade » (leur tour de taille). Les pistils, petites extrémités noires que le planteur appelle les « ongles », sont enlevés. Les régimes arrivent ensuite dans l’unité de traitement proprement dite où ils sont « dépattés » de leurs fruits. Les bananes passent dans un premier lavage, puis sont sélectionnées pour former les bouquets que le consommateur trouvera en rayon. Ceux-ci reçoivent un fongicide afin de les protéger pendant le transport avant d’être conditionnés dans des cartons de 18,5 kilos équipés d’un plastique hermétique, le Banavac. Dernière étape, les cartons sont palettisés et rangés dans un conteneur-frigo de la compagnie de transport maritime CMACyril de Reynal, directeur de l’exploitation de la bananeraie Union. L’art du planteur consiste, entre autres, à sélectionner la bonne tige qui va produire la bonne fleur sur laquelle vont se développer les embryons de bananes, qui vont ensuite donner les « régimes », ces énormes grappes de 35 à 45 kilos. Partout dans les parcelles, on voit les régimes couverts d’un sac plastique, noué en haut et ouvert en bas, avec un ruband qui indique la maturité du régime. LE MEILLEUR du marché
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