56Avant-Gožt Par Jeremy Gorskie, diététicien et nutritionniste. Nous poursuivons notre série d’articles sur la nutrition avec Jeremy Gorskie, 32 ans, diététicien et nutritionniste depuis dix ans. Rien de punitif, bien au contraire ! Pour Jeremy, le plaisir n’est pas contradictoire avec la santé. Même si quelques règles de base s’imposent... SE FAIRE PLAISIR ! EN MANGEANT SAINEMENT Ah, le plaisir… Très souvent, lorsqu’on parle de « manger mieux », de rééquilibrer son alimentation, on pense directement à une assiette un peu triste, laissant apparaître deux feuilles de salade, un blanc de poulet très blanc accompagné de riz (et encore…). Spoiler ! On peut manger sainement et se faire plaisir ! C’est même indispensable pour pouvoir atteindre le rassasiement. En effet, comme nous l’évoquions dans le précédent numéro, lorsqu’on ne prend pas de plaisir, voire qu’on est frustré, on a tendance à se réfugier dans le grignotage à la fin du repas ou dans la journée. Voici quelques conseils pour réhabiliter le plaisir ! PréParer des rePas attrayants Le plaisir ne passe pas que par le palais, il est provoqué par chacun des sens. Ils sont sollicités dès la préparation du repas : lorsque vous lavez les pommes de terre et que vous sentez la terre rugueuse sous vos doigts, lorsque la menthe fraîchement hachée dégage son parfum, que vous entendez le crépitement de l’huile dans la casserole… Il est indispensable de remettre la cuisine et les repas à leur place de « rituel ». Joël Robuchon disait : « Dans la cuisine, il y a un acte d’amour. Je suis sûr que quand vous invitez quelqu’un chez vous, vous donnez le meilleur de vous-même. Il faut que ce soit exactement la même chose pour nous. » CUISINER AU BON MOMENT Je vous l’accorde, il arrive qu’on soit fatigué, que la flemme nous frappe. C’est OK. Mais vous pouvez organiser la confection des repas pour toujours avoir des plats attrayants au frigo ou au congélateur. • Je conseille très souvent à mes patients de faire du batchcooking (cuisiner le dimanche pour la semaine, par exemple).Vous pouvez également scinder le batchcooking en deux : cuisiner le dimanche pour le lundi et le mardi, puis cuisiner le mercredi pour le jeudi et le vendredi. • Pour vous récompenser et goûter d’autres saveurs, rien ne vous empêche d’opter pour un plat préparé ou une commande le mercredi soir, tandis que le week-end est libre. • Diviser le batchcooking permet de prendre en compte des envies qui viendraient dans la semaine et de ne pas rester bloqué avec les plats préparés le dimanche. • Le fait d’avoir toujours quelque chose de prêt évite le grignotage rapide avant le repas ou de se jeter sur le plat, ce qui nuirait non seulement à la digestion, mais aussi au rassasiement.
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