15 Avant-Goût Pour équilibrer son entreprise, Jeff Quintin l’a développée sur deux axes : l’élevage et la vente des huîtres qu’il fournit aux meilleurs restaurants et à Grand Frais (packaging ci-contre) et un espace restauration où l’on peut déguster ses produits. arrivée en 2017 : « Travailler en binôme est un bonheur pour moi,les salariés et l’entreprise », avoue l’entrepreneur en bottes bleues. Toujours innover Pour les huîtres creuses, les naissains viennent du cap Ferret, dans le bassin d’Arcachon. En effet, la mer en Bretagne est trop froide pour la reproduction. Le captage a lieu entre juillet et août. Au bout de huit mois, ils sont ramenés ici. Les huîtres font alors entre 5 et 10 millimètres ! Pour accomplir tous ces travaux sur les parcs, mais aussi le tri et l’expédition, Jeff a huit salariés fixes à l’année, jusqu’à trente personnes à Noël. Ce passionné est toujours à la recherche d’innovations.Il a adopté sur une partie de sa production un système de type australien.Les huîtres sont placées en petite densité dans des poches cylindriques, rigides et articulées face à la houle ou dans le sens du courant : « Régulièrement “secouées”, elles créent de la chair,et cela donne une huître très galbée ; c’est, à mon avis, l’avenir de l’ostréiculture », explique-t-il.Clin d’œil à un passé douloureux, il a redéveloppé les huîtres plates, les belons : « Cela reste une production très marginale par rapport aux creuses, mais j’y tenais… » Tous ses efforts sont récompensés. Aujourd’hui, outre Grand Frais, il fournit les meilleures tables, comme les congrès des maires de France. Ses huîtres, à leur tour, l’ont stimulé. • LE MEILLEUR du marché
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